En théorie

Définition

A sa création, l’écopsychologie est définie par ses fondateurs comme une “synthèse émergente” entre la psychologie et l’écologie. Née aux États-Unis dans les années 1960-1970 en réaction aux dégradations environnementales, elle part d’un double constat: la psychologie de l’être humain ne peut se concevoir sans prendre en compte ses relations à la biosphère, et les problèmes écologiques ne peuvent s’appréhender sans prendre en compte les ressorts complexes de la psychologie humaine. L’écopsychologie se constitue ainsi comme un appel au dialogue entre ces deux disciplines que sont la psychologie et l’écologie, dialogue qu’on pense à même de jouer un rôle significatif dans les réponses apportées aux dégradations écologiques.

Un des enjeux de l’écopsychologie est ainsi de restaurer notre lien à la nature, dégradé ou brisé par la modernité occidentale. La restauration de ce lien favoriserait le développement d’une société qui soutient la vie, en harmonie avec son environnement naturel.

L’écopsychologie prend depuis peu ses quartiers dans le monde francophone. A la portée tant théorique que pratique, l’écopsychologie s’est fortement développée depuis ses débuts, et s’est enrichie de divers mouvements de pensée. Si vous souhaitez en apprendre plus sur cette évolution, et découvrir également ses auteurs fondateurs, nous vous invitons à découvrir les sites web, articles et ouvrages référencés dans la partie “Ressources” de ce site.

Transition

L’écopsychologie est née dans le contexte de dégradation écologique caractéristique de la deuxième moitié du XXème siècle. Elle vise dès ses débuts à apporter des réponses à cette dégradation, en travaillant à reconnecter psyché humaine et nature dans un même continuum.

La notion de “transition écologique” exprime une adaptation nécessaire de nos modes de vie humaine au respect de la nature, entendue au sens large de la biosphère, et plus spécifiquement, à ses limites – tant dans ses ressources matérielles et énergétiques, que dans ses capacités d’absorption de nos déchets.

En ceci, l’écopsychologie participe fondamentalement à la “transition écologique”, tant dans ses dimensions extérieures (réduction effective de notre empreinte écologique) qu’intérieures (transformation intérieure de notre rapport personnel à la nature).